Vingt ans
Aujourd’hui, j’ai vingt ans,
Et ce serait mentir de dire que je n’ai pas vu passer le temps.
Les jours s’écoulent, similaires mais différents,
Emportant avec eux des échos d’hier et des rêves d’enfant.
J’ai perdu des visages, des voix, des présences,
Des piliers qui semblaient immuables en apparence.
Des adieux douloureux ont meurtri mon cœur et mon âme,
De douces paroles, et d’autres, tranchantes comme une lame.
J’ai vu des relations naître, laissant paraître la lumière,
Et d’autres mourir, irrégulières et éphémères.
Les liens se forgent et se brisent au fil des saisons,
Tantôt par choix, tantôt sans raison.
À vingt ans, j’ai goûté aux douceurs des réussites,
Aux promesses tenues, aux efforts qui méritent.
Mais j’ai aussi porté le poids des échecs,
De ces défaites que l’on garde secrètes quand elles nous irritent.
Je ne vois que trop bien les imperfections de ce monde,
Ses fissures, ses vérités aussi tristes que profondes.
L’injustice hurle quand la paix chuchote,
Et moi, je vacille, entre calme et révolte.
Mais je suis jeune, et mon cœur est vivant.
Il me faut rire, chanter, aimer dans le vent.
Voyager là où mes rêves désire un instant,
Détester, pleurer, et sourire au présent.
Aujourd’hui, j’ai vingt ans,
Et ce serait mentir de dire que je n’ai pas vu passer le temps.
Mais ce temps qui s’enfuit, je veux le saisir,
Car cette histoire, il n’y a que moi qui puisse l’écrire.
Pourtant, au fond de moi, je savais qu’il fallait continuer d’avancer, saisir tout ce que la vie pouvait encore m’offrir, car le temps nous est compté. Mais l’obscurité était si dense.

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